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"Le massif calcaire qui se prolonge sous le bassin de Montbazin - Gigean, et donc sous le site d'étude, renferme un aquifère de nature karstique très vulnérable dont les eaux sont utilisées pour l'alimentation en eau potable de plusieurs collectivités dont celle de Sète, et pour le thermalisme à Balaruc."  Extrait de l'expertise du cabinet BERGASUD de juin 2006

Mais qu'est le karst ? 

Le  Karst  est  constitué  de  roches  calcaires  fragiles  et fissurées,  sensibles  aux agents chimiques, dans lequel, au fil des siècles, l'eau carbonatée (acidifiée par le gaz carbonique), creuse des galeries, cavités ou siphons, créant ainsi un réseau complexe difficile à estimer.

Les nappes phréatiques karstiques sont très sensibles aux pollutions car il n'y a aucun pouvoir  filtrant dans ces réseaux qui constituent cependant des réserves d'eau importantes:

ex. "nappe karstique patrimoniale à protéger pour les générations futures" (cf: doc. SDAGE).

La succession de cavités et de siphons peut provoquer une accumulation des polluants pendant  des durées de plusieurs mois à plusieurs années et, suite à de fortes pluies, se déverser brusquement  dans la suite du réseau. La pollution peut donc être aussi rapide qu'imprévisible.

C'est pour cela que conscients de ces risques, des pays comme l'Allemagne et la Suisse ont interdit  depuis plusieurs années toute activité polluante au-dessus des nappes phréatiques karstiques.

Seules les cultures "bio" sont autorisées en Allemagne!

L'agence de l'eau  préconise depuis 2006 des études géophysiques (électriques, microsysmiques, etc.) accompagnées d'études de traçage et d'une surveillance des  points d'eau de toute la zone  pendant une durée minimale de 1 an, pour permettre d'avoir une approche la plus précise possible des risques encourus par les populations en cas de pollution.

La localisation des fissures et des écoulements des eaux dans celles-ci est d'une importance capitale.

A titre d'exemple, une double étude réalisée sur le causse d'Aumelas s'est déroulée de la manière suivante:

1° une première étude de traçage simple a permis de mettre en évidence que les forages d'Issanka (distants de 5km) pouvaient être normalement pollués en un mois et demi,

2° un deuxième essai de traçage accompagné d'un apport de 500 m3 d'eau (simulation de fortes pluies) a permis de mettre en évidence que ce délai pouvait passer à 72h!

Une thèse réalisée en 2008 en milieu fissuré a démontré que:

– malgré les protections prévues par la législation  (barrières actives et passives), le taux d'infiltration des lixiviats d'un CSDU pouvait atteindre 45 à 75%,

– la plupart des "piezos" mis en place, ne détectaient aucune pollution, car ils ne se situaient pas dans les fissures.

Après plusieurs années de procédure, malgré la preuve évidente de la pollution d'éléments  constitutifs des lixiviats présents dans les points d'eau du secteur d'un CSDU à Villeneuve Loubet, une étude de traçage dans les casiers incriminés a démontré que les barrières actives et passives des casiers ne jouaient plus leur rôle et le CSDU a été fermé en 2009, suite à la décision de la Préfecture. Aujourd'hui les riverains se demandent depuis quand leur eau était polluée.

 
 
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