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A Mme Nathalie Kosciusko Morizet Secrétaire d'Etat à l'Ecologie (25 décembre 2007) Imprimer Envoyer

     

Association « LES GARDIENS DE LA GARDIOLE »

             Pour la Valorisation et la Protection de notre Environnement.

19 rue Jean-Philippe Rameau, 34690 Fabrègues

www.lesgardiensdelagardiole.com

Fabrègues, le 20 décembre 2007

Objet :

- Commune de FABREGUES, prés de Montpellier / Site de Mirabeau

- Projet d’implantation d’un centre de stockage de déchets ultimes

- Demande d’autorisation ICPE formée par la société SITA SUD

- Aberration écologique, économique, sociale et politique

- Opposition radicale au projet et attente de votre intervention.

A Madame Nathalie KOSCIUSKO MORIZET,

Secrétaire d’Etat à l’Ecologie

 Ministère de l’Ecologie, du Développement

 et de l’Aménagement Durables

20 Avenue de Ségur,

75302 PARIS 07 SP

Courrier AR,

Copie à Messieurs les Députés

Robert LECOU, Jacques DOMERGUE, Gilles d’ETTORE.

 

Madame le Ministre,

Par un courrier recommandé que je vous avais envoyé le 1er août de cette année, l’association des Gardiens de la Gardiole, dont je suis le président, a tenté de vous sensibiliser sur le problème posé par un projet multi filières de traitement et stockage de déchets envisagé au pied du massif classé de la Gardiole à Fabrègues, près de Montpellier, et porté par la société SITA SUD. Nous attendons une réponse.

Permettez-moi de ne pas reprendre ici, une fois de plus, la description du projet et les motifs qui prouvent son inadéquation à résoudre le problème des déchets dans notre département, mais plutôt de vous faire part de la déception et cependant la détermination de toute une population face à l’immobilisme des pouvoirs publics.

Les 1300 adhérents de notre association et ses innombrables sympathisants, luttent depuis bientôt quatre ans contre ce projet inique et ont reçu le soutien de nombreuses mairies limitrophes du massif et de plusieurs Députés de l’Hérault tels que messieurs Robert Lecou, Jacques Domergue, Gilles D’Ettore, Christian Jeanjean, François Liberti.

Certains de ces élus vous ont d’ailleurs alertée par courrier de la gravité du problème et de l’urgence qu’il y a à le résoudre.

Des milliers de gens se sont rendus en mairie de Fabrègues pour y exprimer par écrit leur refus du projet. D’autres milliers de personnes ont arpentées les rues de notre petit village, celles de Montpellier, les chemins de la Gardiole et le bitume des routes de notre département pour manifester leur opposition à la mort écologique programmée du « Poumon Vert » de Montpellier.

Avec le concours de notre maire, nous avons réalisé et fait réaliser, par des experts renommés et indépendants, de nombreuses expertises sans équivoque sur l’incompatibilité du projet dans son environnement si « riche » et pourtant particulièrement fragile.

Notre association a, à maintes reprises, rencontré les différents Préfets qui se sont succédés depuis l’apparition du projet, et à chaque fois contribué, par la fourniture d’expertises pertinentes, à ce qu’ils repoussent l’échéance de leur décision…

Nous avons rencontré plusieurs Conseillers Techniques de différents ministères dont ceux de Madame Nelly Ollin (à qui nous avons laissé un dossier de plus de mille pages), de Monsieur de Villepin,

Avec notre maire, Jacques  Martinier, nous avons été reçus par Messieurs Olivier Thibaud et Arnaud Richard, de votre propre ministère (grâce à l’intercession de notre Député Robert Lecou ainsi qu’à votre autorisation). Nous leur avons laissé la dernière expertise hydrogéologique réalisée par un cabinet indépendant et nationalement reconnu qui prouve l’impossibilité absolue d’implantation de ce projet à cet endroit et qui fustige les négligences, les omissions et les mensonges réunies dans l’étude initiale de l’industriel porteur du projet.

Nous avons systématiquement révélé les contradictions flagrantes et les incohérences inacceptables contenues dans ce dossier. A chaque fois… Encore et encore…

Je vous ai même, personnellement, remis un petit dossier sur notre combat lors de votre venue au Domaine de Mujolan quand vous avez participé au lancement de la campagne pour les élections législatives de notre Député Robert Lecou. Lors de ces élections, nous avons fréquemment agi pour dénoncer l’attitude de son adversaire, premier vice président de l’Agglo de Montpellier, qui avec son  président, Georges Frêche, a décidé de soutenir le projet combattu par Monsieur Lecou.

Aussi, la réélection de monsieur Lecou, et votre nomination au ministère de l’écologie nous ont confortés dans l’idée que nous allions avoir des alliés puissants pour combattre une situation où nous sommes désignés au sacrifice par le système « Frêche » (Région, Département, Agglomération et ville de Montpellier) qui est pourtant responsable de la situation actuelle. Nous avons mis notre espoir dans le rétablissement d’une équité et d’un bon sens qui font depuis longtemps défaut dans notre département. Aurions-nous eu tort ?

Vous vous êtes déplacée à Montpellier ce 17 novembre pour participer à une réunion sur la bio diversité, et à cette occasion vous avez pu rencontrer notre Préfet Cyrille Schott. Notre déception est forte ! Nous n’avons pas été invités à vous rencontrer afin d’évoquer avec vous, ce qui est sans doute le dossier le plus « brûlant » de notre département, et vous dire comment ça se passe dans l’Hérault… comment la légitimité des populations, de certains élus et la démocratie sont bafouées.

Nous aurions évoqué comment, toutes les associations de notre département qui travaillent sur une meilleure gestion de nos déchets et réunies dans le seul collectif vraiment indépendant et représentatif des populations (Collectif  Inter Associatif des Déchets de l’Hérault) ont des solutions à proposer. Propositions faites à l’occasion de la journée préparatoire du Grenelle de l’Environnement à Perpignan. D’ailleurs, il nous parait très préjudiciable que l’atelier traitant exclusivement de la question des déchets ne se réunisse qu’à Paris et que la synthèse qu’il publie soit, provisoirement, pour le moins médiocre et laisse imaginer un immobilisme dans ce domaine qui, s’il se concrétisait, serait une catastrophe pour notre environnement.

Si nous avions pu vous rencontrer, nous vous aurions aussi rappelé que ce projet d’enfouissement de plus de deux millions de tonnes de déchets est situé :

-          au milieu des vignobles, des cultures potagères et céréalières, ses limites sont celles là même des ZNIEFFF et du massif classé de la Gardiole qu’il jouxte,

-  sur la deuxième nappe phréatique de l’Hérault (voir cartes du SDAGE et du BRGM), en pleine zone karstique de calcaires jurassiques fissurés affleurants, en bordure d’un ruisseau (l’Aigarelle) qui est en liaison directe avec la nappe (voir doc BRGM, DRIRE et Agence de l’eau). Cette même nappe qui alimente nos villages, Sète, les 75 puits et la centaine de forages privés des nombreux Mas répartis dans la plaine qui desservent environ 350 habitants !

Nous vous aurions rappelé que ce projet est contraire à l’article 211-1 du code de l’Environnement et aux dernières directives Européennes qui nous imposent d’améliorer la qualité des ressources en eau. En Allemagne, vous le savez, on développe des cultures bio au dessus des nappes phréatiques.

Notre souci de protection de la biodiversité locale et des nappes phréatiques nous a conduit jusqu’à Bruxelles où nos interlocuteurs nous ont conforté dans l’idée que ce projet serait, s’il était réalisé, une infraction avérée à la législation européenne

Il serait temps de tout mettre en œuvre pour combler notre retard et surtout de ne pas autoriser des procédés rétrogrades et polluants tels que méga décharges et incinérateurs. La réalisation de ce projet entraînerait un ralentissement voire une régression dans la politique de TRI de nos élus. 15 ans encore à traiter au minimum les énormes quantités de déchets en vrac et à enfouir au maximum (avec un taux proche de 80%, en totale contradiction avec le quota de 18% défini par notre Plan Départemental d’Elimination des Déchets).

Notre amertume et notre mécontentement aujourd’hui sont réels, car après plusieurs années de combat militant pour la sauvegarde d’un environnement particulièrement beau et pourtant particulièrement menacé, nous ne sommes pas écoutés…malgré toutes les démonstrations que nous avons exposées pour une autre gestion des déchets et  toutes les rencontres qui ont eu lieu aux plus hauts niveaux de l’Etat, nous sommes toujours ignorés !

Nos recherches sur les alternatives à opposer aux systèmes archaïques de traitements des déchets, nous ont convaincu de la nécessité d’agir vite, d’instituer d’autres modes de fonctionnement et de promouvoir des technologies modernes : 

Le tri, (facilité par la mise en place de la pesée embarquée), le développement de filières de valorisation et de recyclage dont l’étape ultime pourrait être la torche à plasma.

La mise en œuvre de cette technologie nouvelle plus respectueuse de l’environnement, sous votre impulsion, pourrait faire de notre département, alors qu’il est désigné comme étant très mauvais gestionnaire de ses déchets, le phare et le symbole d’une nouvelle conception du traitement.

Appliqué à l’Hérault, le Grenelle de l’environnement n’aurait il été qu’un effet d’annonce, où sont les actes posés pour une vraie sauvegarde de nos ressources ? « Que fait le Gouvernement ? Pourquoi la Ministre ne réagit elle pas ? » Permettez moi, Madame la Ministre, de vous transmettre ces interrogations qui me sont souvent faites. Elles appellent une réponse précise, VRAIE, différente des réponses laconiques et « de politesse » que nous ont renvoyés la plus part des responsables politiques que nous avons interpellés jusqu’à ce jour.

 Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Madame le Ministre, l’expression de notre haute considération, de nos sentiments les plus respectueux et de notre inaltérable déterminatio           

Pour les Gardiens de la Gardiole,

Le président, Philippe Massérini.

 

 
 
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