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Les nouveautés

A Mme la Ministre Nelly Olin (3 mars 2006) Imprimer Envoyer

Association « LES GARDIENS DE LA GARDIOLE »

Pour la Valorisation et la Protection de notre Environnement.

19 rue Jean-Philippe Rameau, 34690 Fabrègues

                                             www.lesgardiensdelagardiole.com

                                                                                                        Fabrègues, le 3 mars 2006

Objet : Demande de classification en Zone Natura 2000 au titre de la Directive Oiseaux de la plaine de Fabrègues-Poussan et de son extension.

Madame la Ministre,

            Grâce à votre aimable intervention, dont nous vous remercions, vos conseillers ont rencontré notre député Monsieur Robert Lecou, notre maire Monsieur Jacques Martinier et le président de notre association, Monsieur Philippe Massérini, le 5 octobre 2005. Ils vous ont alerté sur le dossier d’implantation d’une méga-décharge en bordure de notre village.

            Notre association revient vers vous au moment où vous allez désigner les nouvelles zones dédiées au programme Natura 2000

            Voici un court résumé de la chronologie des faits :

            Les services de la préfecture de notre région, en concertation avec l’Agglomération de communes de Montpellier cherchaient des solutions au problème de la gestion des déchets.

            Un comité technique a été institué en 2002. Ce dernier avec l’aide d’un bureau d’étude (ANTEA) a pressenti d’abord 30 sites qui ont été passés par le tamis de critères sévères (voir les directives européennes). Finalement, ce comité a retenu 3 sites. Pour des raisons probablement politiques, 2 noms ont disparu de cette sélection.

            La société privée SITA a proposé à l’Agglo de résoudre le problème de la gestion des déchets en rachetant le Domaine de Mirabeau sur le massif de la Gardiole à Fabrègues. C’est pourquoi en juin 2004, le nom de notre village (Fabrègues) est apparu soudainement sur cette liste.

            Depuis cette date, l’Agglo et le Préfet  tentent de faire passer ce projet monstrueux. La décision d’implanter un CSDU (Centre de Stockage de Déchets Ultimes) à cet endroit a été prise sans concertation, dans l’urgence, sans autres critères que la solution de facilité suite à la proposition providentielle de SITA et elle n’a pas été mûrement réfléchie (ce site ne correspond pas aux normes des directives européennes).

 Nous ne comprenons pas notamment pourquoi  le préfet a toujours refusé jusqu’à ce jour de choisir d’autres sites à l’extérieur du territoire de l’Agglo, alors que celle-ci  les lui propose…

En effet, comment  Monsieur le Préfet peut-il refuser cette possibilité, alors qu’il est prêt à accepter un projet dont les quantités enfouissables envisagées dépassent très largement les besoins de l’agglo après mise en œuvre d’unités de valorisation telles que l’usine de méthanisation. Ceci prouve bien que la SITA envisage d’y enfouir des déchets dont la provenance sera bien plus lointaine que les limites de l’agglo. Dans ce cas, pourquoi ne pas accepter de prendre en considération les opportunités d’implantation qui lui sont offertes par les études d’ANTEA ?

            Les conséquences d’une implantation sur le domaine de Mirabeau, aux abords immédiats de La Gardiole (ce serait une des plus grandes décharges du Bassin Méditerranéen français, 190.000 Tonnes par an, soit bien au-delà des besoins de l’Agglo) seraient de plusieurs ordres :

- Humaines : plusieurs centaines de personnes vivraient à côté de ce projet et les premières maisons du village ainsi qu’une école se situent à 1.000 mètres de l’endroit envisagé ;

-         Ecologiques :

-Atteinte irrémédiable portée aux habitats et espèces ornithologiques, en raison de l’incidence directe du projet, sur la zone NATURA 2000 qui va le jouxter, voire l’englober (le principe de complémentarité des milieux naturels entre la zone envisagée et les zones limitrophes protégées, dont NATURA 2000, serait particulièrement mis à mal ainsi que pourront en attester les spécialistes à qui nous avons demandé de se pencher sur la question).

-Atteinte à la nappe aquifère qui alimente plusieurs villages en eau.

-Atteinte à la flore et modification des équilibres de la faune (par exemple, concurrence des espèces avec les goélands très agressifs…).

-Atteinte au paysage et au seul massif du littoral montpelliérain qui est communément reconnu comme « le poumon vert de Montpellier ».

- Economique : Anne Lauvergeon, P.D.G. d’AREVA, dont une unité de production est mitoyenne au projet, a clairement manifesté son hostilité à l’implantation d’un tel CSDU, compte tenu des risques industriels entraînés par ce voisinage. Si malgré les garanties promises par SITA, le site d’AREVA se dégradait, Anne Lauvergeon serait contrainte de délocaliser cette production. Cela entraînerait la mise au chômage de 900 personnes en tenant compte des sous-traitants.

 Vous imaginez sans peine qu’il y a bien d’autres nuisances annexes (sécurité routière : noria de poids lourds, projet contigu à l’autoroute A9 (plastiques et goëlands meurtriers…) etc. …).

            Au même moment où se déroulaient ces évènements, notre municipalité a déposé une demande d’extension de zone NATURA 2000. Ce projet  a été évoqué et étudié par le bureau d’étude ADELE Consultants à la demande du ministère de l’écologie et du développement durable  en 2003 (Cf page 1 : courrier reçu par la mairie en date du 25 juin 2004). Notre maire a donné une réponse favorable et proposé son extension (Cf pages 2 et 3 : courrier envoyé à la préfecture le 21 juillet 2004). Le conseil municipal à l’unanimité a adopté la proposition d’étendre le périmètre de protection le 12 juillet 2005 (Cf pages 4 à 7 : la lettre à la DDAF du 22 juillet 2005 avec l’extrait du registre des délibérations du conseil municipal et le plan).

 La description du site  (Cf pages 8 à 13) fait apparaître la présence d’oiseaux d’intérêt communautaire :

-         la pie-grièche à poitrine rose,

-         le rollier d’Europe,

-         l’outarde canepetière,

-         le bruant ortolan.

Le document de proposition d’extension de la zone de protection spéciale « plaine de Fabrègues-Poussan réalisé par le groupe LPO Hérault signale en outre la présence de nombreux rapaces (Cf pages 14 à 17). La prolifération des mouettes et des rats consécutive à l’installation d’une méga-décharge pourrait compromettre l’équilibre de la faune et mettre en péril ces espèces fragiles et rares.

Le courrier du 30 mai 2005 de la DDAF montre bien que la  « plaine de Fabrègues-Poussan »  est proposée pour faire partie de la zone NATURA 2000 au titre de la directive «oiseaux » (Cf pages 18 à 21). Les Fabrèguois se sont montrés enthousiastes à approuver ce projet de classement.

Ce 24 février, Monsieur le Préfet vient d’envoyer un courrier à la mairie de Fabrègues indiquant que le comité de suivi avait validé le périmètre envisagé initialement et vous l’avait transmis. Il précise que, si  la présence d’oiseaux protégés est avérée sur le site, il étendra l’extension de cette zone à la totalité du territoire communal.(Cf pages 20)

Par ailleurs, nous savons qu’il travaille activement, dans un sens totalement contraire, à l’éventuelle désignation du projet de méga décharge SITA en Projet d’Intérêt Général.

 Quelles seraient les raisons scientifiques que pourrait avancer le préfet pour trancher en faveur d’un CSDU plutôt qu’en faveur de la zone NATURA 2000 (Cf pages 18 et 19)?

Très récemment le SCOT de la Communauté de Montpellier a été approuvé. On peut lire en page 138 dans le chapitre 2.5 « diminuer les nuisances sur l’environnement liées aux activités humaines » du Document d’Orientation Générale : « la localisation de ces équipements ne devra pas porter atteinte à la préservation et à la valorisation des espaces naturels les plus sensibles notamment les espaces littoraux, le massif de la Gardiole et le causse d’Aumelas ».

            Notre Association, créée en avril 2005, ne cesse de grandir ; nous avons pratiquement atteint les 1.000 adhérents. Au départ, nous nous sentions bien isolés. Mais les soutiens commencent à affluer : notre maire : Jacques Martinier, notre député : Robert Lecou, le député de Sète : François Liberti, la communauté des villes du Bassin de Thau, la plupart des villages avoisinants.

Nous multiplions les contacts, dont voici quelques exemples : Stavros Dimas, Commissaire Européen à l’Environnement, Nicholas Hanley et Marie-Claude Blin, responsables du programme Natura 2000 à la Communauté Européenne à Bruxelles (Chef d’Unité B2), la ligue pour la protection des oiseaux, l’association des écologistes de l’Euzières,  l’Association Robin des Bois, le collectif inter-associatif des déchets de l’Hérault (dont nous faisons partie et qui compte plus de 20 associations soucieuses de protéger leur environnement etc ... Nous avons aussi écrit à notre Pape Benoît XVI pour l’alerter sur ce problème crucial d’environnement, notion qu’il a mise en avant lors de ses vœux pour 2006.

            Notre Association a pour but de protéger la Gardiole de tout projet monstrueux ; elle cherche aussi les moyens de valoriser ce massif et de développer la conscience citoyenne écologique. La mobilisation fabrèguoise à ce sujet est importante : organisation de journées sur le tri et le compostage, organisation de journées de nettoyage de notre massif, inscription massive de nos concitoyens à la L.P.O. et développement de programmes concernant la préservation de nos oiseaux.

 Nous sommes absolument persuadés que d’autres solutions existent, qui doivent permettre la responsabilisation de chaque citoyen.

Réduire les tailles gigantesques des unités de valorisation ou d’enfouissement des déchets afin de les rapprocher de ceux qui les produisent, serait certainement un pas essentiel dans la responsabilisation de chacun, d’autant que le rejet total de ces méga décharges est unanime actuellement en France et en Europe face à des solutions qui se dessinent permettant de supprimer l’enfouissement. D’autres pays européens,  eux aussi très soucieux de ces questions environnementales appliquent déjà ce principe.

             Enfin, nous sommes probablement devant un cas rare où toute une cité se mobilise derrière son conseil municipal pour approuver le programme Natura 2000 et prendre en charge le développement et le suivi de ce programme. Envisageriez-vous de faire de Fabrègues un village-pilote et un exemple national concernant ce programme ?        

            Nous espérons trouver un appui efficace auprès de vous pour que ce merveilleux site de la Gardiole soit préservé. Voulez-vous nous aider en classant le périmètre de la « plaine de Fabrègues-Poussan » ainsi que son extension demandée, en zone NATURA 2000 au titre de la directive « Oiseaux » ?

            Nous vous remercions de l’intérêt que vous voudrez bien accorder à notre demande et vous prions de recevoir, Madame la Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

Pour les Gardiens de la Gardiole,

Le président, Philippe Massérini.

Copie envoyée à :

Monsieur Stavros Dimas, Commissaire Européen à l’Environnement,

Monsieur Nicholas Hanley, Chef d’Unité B2 (programme Natura 2000-Bruxelles)

Madame Marie-Claude Blin, Adjointe au Chef d’Unité B2 (programme Natura 2000-Bruxelles)

Monsieur le Député Robert Lecou.

Monsieur le Député François Liberti.

Monsieur Jacky Bonnemain, Association Robin des Bois.

Messieurs Pierre Maigre et Philippe Fornairon, LPO

Monsieur le président de l’association des Ecologistes de l’Euzière.

Monsieur Robert Clavijo, Collectif inter associatif des déchets de l’Hérault.

LISTE DES ANNEXES JOINTES AU PRESENT COURRIER

Page 1 : Courrier envoyé par la préfecture à la mairie de Fabrègues le 25 juin 2004.

              Objet : Evolution du site classé du massif de la Gardiole.

Pages 2 et 3 : Courrier envoyé par la mairie de Fabrègues à la préfecture le 21 juillet 2004.

                       Objet : Evolution du site classé du massif de la Gardiole.

Page 4 : Courrier envoyé par la mairie de Fabrègues à la Direction Départementale de 

              l’Agriculture et de la Forêt du 22 juillet 2005.

              Objet : Accord de la municipalité pour l’extension de la zone NATURA 2000.

Pages 5 et 6 : Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de Fabrègues en date

                      en date du 12 juillet 2005.

                      Objet : Accord de la municipalité pour l’extension de la zone NATURA 2000.

Page 7 : Plan de l’élargissement de la zone NATURA 2000.          

Pages 8 à 13 : Description du site de la « plaine de Fabrègues-Poussan ».

                       Source : Document préparé par INEA (Sommières, Gard)

Pages 14 à 17 : Proposition d’extension de la zone NATURA 2000 par le Groupe LPO

                         Hérault.                   

Pages 18 et 19 : Courrier envoyé par la préfecture à la mairie de Fabrègues le 30 mai 2005.

                           Objet : La « Plaine de Fabrègues-Poussan » fait partie de la zone

                           NATURA 2000.

Pages 20 : Courrier envoyé par la Préfecture à la mairie de Fabrègues le 24 février 2006.

                        Objet : Demande d’extension du site de la plaine de « Fabrègues-Poussan ».

 
 
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