A Free Template From Joomlashack

A Free Template From Joomlashack

nonmegadecharge.jpg

Dates à retenir :

There are no events at this time
- - PASSARAN PAS - -
- - PASSARAN PAS - -
- - PASSARAN PAS - -

Menu

Joomla Slide Menu by DART Creations

Les nouveautés

Lettre ouverte aux représentants de SIta Sud (26 novembre 2005) Imprimer Envoyer

LETTRE OUVERTE AUX REPRESENTANTS DE SITA Sud                                                                           

                                                            Messieurs,

                        Si les membres des Gardiens de la Gardiole,  représentant les Fabrèguois  et nombre de leurs voisins de Cournonsec, Cournonterral, Mireval, Vic la Gardiole, Gigean... se présentent  aujourd’hui à votre porte, c’est pour exprimer à la fois leur incompréhension et leur détermination.

                        Leur incompréhension face à l’acharnement  de SITA, à vouloir imposer l’implantation de la plus grande  décharge de toute la Région à FABREGUES, au pied du Massif de la Gardiole.

                        Leur détermination à lutter par tous les moyens légaux pour faire échouer ce projet gigantesque,  établi  dans l’urgence et la précipitation, surtout sans que toutes les solutions raisonnables n’aient été sérieusement étudiées.

                        Nous entendons ici dénoncer :                                                        

UNE CAMPAGNE DE DESINFORMATION :

                        Les 01 et 04/06/2005, les Fabrèguois  hostiles au projet de MEGA DECHARGE à Fabrègues, se sont rendus au nombre d’une cinquantaine, Domaine MIRABEAU à votre invitation.

                        Sur place ils ont pu constater qu’en fait d’information, on leur proposait une propagande commerciale.

                        En effet, de superbes photos compositions et une maquette, sensées représenter la décharge leur étaient présentées. On n’y voyait pas le centre d’enfouissement avec les casiers  alvéoles...  Aucun déchet n’était représenté ni montré...  mais une belle colline ... on croyait  voir le Golf de Massane, tant cela était beau et verdoyant.

                        On oubliait de dire, que ce qui  était présenté, c’était le site tel qu’il était envisagé,  après la fin d’exploitation et réhabilitation.  C'est-à-dire dans une vingtaine d’années.

                        On   tentait  vainement d expliquer que 150 000 tonnes de déchets par an à FABREGUES, cela était bon pour nous....

                        Dans un souci d’information complète et objective, les fabrèguois présents avaient amené avec eux des photos prises sur une décharge SITA à Entraigues. On y voyait des tas d’immondices poussées par d’énormes engins, et les papiers et plastiques accrochés aux arbres aux environs du site.

                        Nous  expliquions  à notre interlocuteur  que nos amis de PATANARES qui avaient été visiter la décharge SITA de Narbonne en étaient revenus imprégnés des odeurs nauséabondes qui s’en dégageaient.

                        Devant le peu de succès de l’opération votre société décidait de diffuser des tracts dans les boites  aux lettres. Dans ces tracts vous affirmez :

                         « Le Pôle Mirabeau apportera une solution ... pour des centaines des milliers d’habitants ». Vous oubliez de dire : Cela n’apporterait que des nuisances  pour les milliers d’habitants de Fabrègues et des environs.

                        «  L’état qualifie le projet d’intérêt général » Faux,  seule une consultation du public a été engagée par la Préfecture.  Aucun arrêté de PIG n’a été prononcé.

                         « Les habitants qui le souhaitent constateront ... que le pôle multi filières ne présente aucun danger » Faux : Les dangers de ce genre de pôle ont déjà été constatés sur les nombreux CSDU où des accidents se sont produits. (Géo membranes percées, odeurs nauséabondes...incendies....) Vous pourrez consulter la pièce annexe faisant état de nombreux incidents relevés sur des CSDU dont certains exploités par SITA ;

                        « La CLIS pourra contrôler à tous moments... » Faux : L’expérience a montré notamment dans l’Hérault qu’elle n’était pratiquement jamais réunie par le Préfet, elle n’a parfois été constituée qu’après plusieurs années d’exploitation des sites.

                        « La partie de Mirabeau acquise par SITA SUD... » Faux : Le terrain n’a pas été vendu, seul un compromis de vente a été signé.

                        « Mirabeau génèrera de l’activité donc de l’emploi.... »Faux : Pour 15 emplois créés, 800 emplois chez AREVA et ses sous traitants seront directement sacrifiés, et bien d’autres seront condamnés à terme (viticultures, chambres d’hôtes ...)

                        « Songeons qu’il y a à peine quelques années on se contentait de jeter nos déchets dans un trou.... » Vrai : Et Sita propose de les amonceler pour en faire une montagne, comme au Thôt.        

                        Vous avez même été  jusqu’à affirmer dans un de vos tracts que seuls des déchets inertes étaient enfouis en CSDU...

                        Dans la presse de ces derniers jours  vous affirmez :

                         « Ces craintes ne sont pas justifiées... Nos installations sont constamment contrôlées »,

                        Vous parlez de « totale maîtrise des risques.... »

                        Vous insinuez « Certaines personnes de Fabrègues forcent le trait... »

                        Soucieux de ne pas vous laisser dans l’erreur et l’ignorance, nous vous communiquons quelques informations disponibles sur Internet, relatives à la soit disant « Totale maîtrise des risques.... » notamment dans certaines décharges exploitées par SITA :

            Alsace : Présence de déchets hospitaliers suisses ou allemands.

            Bellegarde (30) : Enfouissement de matières polluées par les dioxines consécutives à la catastrophe Seveso.

            Brueil-en-Vexin (78) : Des tonnes d'amiante y sont enfouies, quelles seront les conséquences à long terme et dans cet environnement chimique de tels dépôts ?

            Châtel (74) : Les mauvaises odeurs gâchent la vie des Châtelois...

            Crégy-les-Meaux (77) : Une pression exercée sur les déchets stockés a engendré une « irrite » au biogaz.

Située sur une zone d'anciennes carrières de gypse, le terrain truffé de failles et de défauts géologiques laisse s'échapper du biogaz. Ainsi conduit, il va finalement aller se loger dans les canalisations, les caves et les vides sanitaires d'un lotissement récemment construit, à une dizaine de mètres du bord de la décharge. Les odeurs inquiètent les habitants et la mairie est obligée d’ évacuer et de reloger les habitants à l'hôtel.

            Ferrol les Attily (77) : l'exploitant à doublé les volumes autorisés et étendus les surfaces, doublant le flot de nuisances.

            Graulhet (81) : La bâche de protection (géomembrane) a éclaté sous la pression engendrant, là encore, une « irrite » au lixiviats. Le sol a également subi cette pression. L'étanchéité a été ainsi détériorée et un écoulement de lixiviats a été constaté à une vingtaine de mètres en contrebas du casier n°7.

            Liancourt (60) : Importantes fuites... pollution de la nappe phréatique et de l’eau potable (située à 30m de profondeur).... Odeurs de méthane, hydrogène sulfuré...

            Louvain La Meuve (Belgique) : Mesure d’une réelle pollution de l'atmosphère par la décharge, sur des distances importantes. Une récente étude épidémiologique de l'ancien directeur du service de cancérologie de l'hôpital de Jolimont (dans le Hainaut), le Dr. PLUYGERS, a démontré l'impact du biogaz sur la population environnante. Sur base d'observations de patients (une centaine de personnes) habitant autour de la décharge de Cronfestu, il a décelé chez ceux-ci une diminution des défenses immunitaires (c'est-à-dire une disposition plus favorable à contracter le cancer entre autres), les plus atteints habitant le plus près de la décharge, dans un rayon de 500 mètres et une situation normale étant retrouvée à partir de 4 km. Dès 1993, les odeurs revinrent en force pour atteindre en 1995 et 1996 des sommets jamais atteints depuis 1984. Ces gaz, par vents favorables, produisent des odeurs tellement fortes et incommodantes qu'elles interrompent le sommeil durant la nuit, interdisent la fréquentation des jardins et terrasses, provoquent des malaises, surtout lorsqu'elles sont respirées au niveau du sol... La pollution des eaux par le nickel a été multipliée par 10 en 5 ans, et rend l’eau impropre à la consommation.

            Mont-Saint-Guibert : La concentration en méthane (utilisé comme traceur de pollution) est 30 fois supérieure à la concentration admise (près de 50 ppmv le 16 juin 1992 à 1 heure du matin à la place de la Sarriette ; la valeur de référence étant de 1,7 ppmvj.

            Montchanin (71) : On y a enfoui des matières polluées par les dioxines consécutives à la catastrophe de Seveso.

            Narbonne (11) : Après de fortes pluies, les casiers ont débordé et le petit Valadou qui coule en dessous a charrié un flot nauséabond....

            0rval (18) : Les mauvaises odeurs sont persistantes.

            Pierrefeu (06) : Après une panne de pompe, des lixiviats s'écoulent hors des bassins de stockage et vont dégrader chimiquement et bactériologiquement les nappes phréatiques.

            Retzwiller (68) : Il a fallu construire un nouveau pont d'accès pour éviter le passage des camions dans Retzwiller. Mais les travaux ont été menés dans l'irrespect de la loi sur l'eau. Trois fûts radioactifs ont été découverts sur le site. La capacité de stockage de déchets ménagers a été augmentée pour passer à 192 000 t !

            Sauvigny le Bois (89) : La torchère n'a fonctionné que 6 mois de l'année 2001 (Pour éliminer les éléments toxiques le gaz doit être brûlé au minimum à 900°). Or, ce chiffre n'a été qu'une moyenne sur le site. Les jours où elle brûlait en dessous de 900°, elle polluait un maximum. Là aussi l’a capacité de stockage a été augmentée et la promesse de ne pas recevoir de fermentescibles n’a pas été respectée.

            Saint Jean  aux Amognes : Un incendie a nécessité de ressortir les déchets et l’on s’est aperçu que la géo membrane était attaquée par les lixiviats...Les drains sensés aspirer les biogaz et les acheminer sont souvent écrasés par le poids des déchets et l’activité de compactage par les bulldozer. Les soudures ne tiennent pas sous la pression...La torchère ne fonctionne que lorsque suffisamment de gaz y arrive... ce qui dans ces conditions est rarement le cas.

            Soumont (34) : Odeur d'oeuf pourri, particulièrement forte en été, prolifération d'oiseaux au dessus de l'étendue d'ordures…

            Vaivre-Pusey (70): 4 tonnes de « réfiom » (éléments nocifs constitués de : plomb, mercure, souffre, arsenic et mobydène) se répandent dans l'atmosphère jusqu'à Vesoul. Il est demandé aux agriculteurs de rentrer leurs vaches. Depuis l'installation de la décharge, un éleveur perd régulièrement des animaux, anémiés par carence en cuivre (le cuivre est détruit par le souffre).

            La liste n’est pas exhaustive... mais nous sommes bien loin du risque zéro....que vous annoncez.

            Aussi, vous comprendrez que si vous respectez autant l’environnement que les populations auxquelles vous vous adressez, nous avons de bonnes raisons de combattre votre  projet jusqu’à le faire avorter. Et c’est ce que nous ferons !

Les Gardiens de la Gardiole, ce 26 novembre 2005.

 

                                                       

 
 
Joomla 1.5 Templates by Joomlashack